Cet article a été traduit automatiquement à partir du texte original coréen. Lire l'original coréen
01Prologue : La piste du fairway où la carte de score a disparu
Un matin de week-end, je me rends avec enthousiasme sur un prestigieux parcours de golf privé de la région de Gyeonggi. Après avoir vérifié mon équipement et la météo pendant des jours, et résolu à livrer une lutte acharnée avec mes partenaires, j'arrive au départ. Cependant, une atmosphère pesante plane dès le premier trou. La voiturette du groupe qui nous précède est immobile, sans donner le moindre signe de vie. Un tournoi majeur se déroule-t-il ? Alors que je scrute les alentours pour tenter d'évaluer la situation, une vision étrange attire mon attention.
De jeunes golfeuses, vêtues de mini-jupes moulantes aux couleurs fluo et ornées de dentelle, prennent des poses suggestives près des repères de départ. Devant elles, un partenaire de jeu ou un caddie à l'air anxieux mitraille leurs maillots de photos, allongé presque au sol, son smartphone faisant pivoter l'appareil à l'horizontale et à la verticale.
« Unnie, l'angle de ton élan arrière n'est pas bon ! Mes jambes ont l'air un peu courtes. Reprends ! » « Essaie de prendre des photos en rafale, en synchronisant le mouvement de ta jupe avec le vent ! »
Dans leurs conversations, pas la moindre once de fair-play concernant la vitesse des greens ou le tracé du parcours. Ce sont des personnes qui ont vendu leur âme pour un « coup de maître » à poster sur Instagram, récoltant des milliers de « j’aime » et de commentaires envieux. C’est la triste réalité des terrains de golf coréens, désormais envahis par ces soi-disant « princesses du golf sur Instagram ».
Les médias traditionnels, uniquement à l'affût des tendances et des flux de capitaux, s'empressent de mettre en scène ce phénomène à travers des photos glamour et des reportages, le qualifiant d'« afflux spectaculaire de golfeuses de la génération MZ et de nouvelles tendances mode ». La raison ? Les marques de vêtements de luxe, valant des millions de wons, portées par ces jeunes femmes, sont les principaux annonceurs de ces magazines.
Cependant, Club14, qui met en lumière la sincérité et la passion des golfeurs, sans faux-semblants ni hypocrisie, ne tolère pas ce comportement. Cet article est une critique acerbe qui expose les dérives des « Insta Golf Princesses » qui retardent les départs et perturbent le moral des autres joueurs uniquement pour prendre des photos. Il dissèque sans ménagement les conséquences néfastes de la culture coréenne pervertie du « scoutisme ».
02Étape 1 : Le terrain de golf n’est pas un studio
L'espace où le comportement importun des influenceuses golfeuses d'Instagram se révèle le plus ouvertement et de manière destructrice est sans aucun doute le « tee de départ », le point de départ de chaque trou.
Selon l'étiquette traditionnelle du golf, l'aire de départ est un espace où il faut terminer son coup de départ le plus rapidement possible et descendre. Ce point de départ sacré permet de maintenir une distance avec le groupe précédent et détermine le rythme de la partie. Cependant, dès que les « Princesses du Golf » y font leur entrée, cet espace se transforme instantanément en un studio photo branché de Cheongdam-dong.
La première chose à sacrifier, c'est le travail des compagnons et des caddies.
Avant de prendre le club, ils sortent de leur poche un appareil photo haute définition ou leur smartphone dernier cri et le tendent au caddie. « Ma sœur, je vais m'arrêter trois secondes en haut de mon élan arrière, alors prends la photo en contre-plongée, s'il te plaît. Tu vois ce que je veux dire ? Pour allonger mes jambes. »
Lorsque la caddie appuie à contrecœur sur le déclencheur, elle vérifie aussitôt l'écran. Si elle n'est pas satisfaite, elle dit : « Ah, la composition n'est pas bonne. Je vais recommencer », et répète la mise en scène du coup de départ cinq ou six fois.
Peu importe si la balle a volé correctement. Que vous ayez frappé une balle haute qui ondule comme un serpent, ou une balle coupée qui s'envole hors limites dans les montagnes à droite, du moment que votre posture finale et votre large sourire face à l'objectif sont parfaits, la mission sur ce trou est accomplie.
Alors que le départ s'éternise de cinq à dix minutes, les golfeurs s'affairant à composer leurs coups et à prendre des photos mises en scène sur le trou, ceux du groupe suivant, assis nonchalamment sur des bancs derrière l'aire de départ, fument des cigarettes ou bâillent, transis de froid. C'est une scène où la « considération pour autrui », la règle la plus élémentaire et la plus noble de l'étiquette golfique, est impitoyablement bafouée par le désir personnel d'ostentation et de filtrage des réseaux sociaux de certains.
03Étape 2 : « Ne cherchez pas la balle, car nous devons ajuster les filtres » — L’art de préparer les bunkers et le rough
Leur obsession larmoyante pour la photographie se déploie de manière de plus en plus sophistiquée et extraordinaire à mesure qu'ils se rapprochent du fairway et du green.
Au golf, il arrive souvent que la balle finisse dans un bunker ou s'enfonce dans le rough. Les golfeurs confirmés s'emparent d'un sand wedge, évaluent la résistance du sable et font preuve d'une concentration extrême pour se sortir d'affaire. Mais pour les golfeuses en herbe, le bunker n'est pas un refuge, mais un simple décor qui crée une atmosphère exotique, comme si elles se trouvaient en plein désert.
Quand sa balle se coince dans un bac à sable et que le caddie lui apporte un club pour la dégager, elle ne pense pas à jouer, mais prend une pose ridicule. Elle s'affale sur le sable en jouant avec sa visière, ou pose son menton sur un wedge en contemplant les montagnes au loin d'un air rêveur. « Les gars, prenez-moi en photo dans cette pose de golf échouée dans le désert ! »
Ce n'est qu'après que ses compagnons ont pris des dizaines de photos d'elle en train de simuler un coup de bunker qu'elle effectue un swing hasardeux, soulevant beaucoup de sable, ramasse la balle avec sa main et la dépose délicatement sur l'herbe fine du fairway (également connu sous le nom de « balle lâchée et glissée »).
Le problème persiste même sur le green. Face à un putt de birdie de trois mètres, elle s'allonge sur l'herbe, feignant d'analyser la position de la balle, et fait un clin d'œil à l'objectif. Même lorsque les joueuses du groupe derrière elle la fusillent du regard depuis leur voiturette, leur score étant en chute libre, son attention n'est focalisée que sur l'écran de mon smartphone. En réalité, leur véritable stratégie pour la partie n'est pas de rentrer la balle dans le trou, mais plutôt de retoucher leurs photos du jour pour affiner leur taille et allonger leurs jambes.
04Étape 3 : Derrière les apparences glamour se cache la Tour de Babel, construite grâce aux capitaux d’autrui.
Alors pourquoi tant de jeunes femmes sont-elles obsédées à ce point par leur compte Instagram, au point de pervertir l'essence même du golf ? La raison réside dans le « cartel du capital et de l'ostentation » qui domine le monde du golf sud-coréen.
Comme l'a clairement démontré la rédaction dans la précédente rubrique [Choix de la rédaction], les parties de golf fastueuses des « Insta-Princesses » ne sont pas financées par leurs propres moyens. Leurs green fees et leurs vêtements de marque, qui coûtent des millions de wons par mois puisqu'elles fréquentent assidûment les parcours privés le week-end, sont en réalité couverts par des sponsors d'âge mûr – des patrons – ou des hommes d'affaires membres de groupes caritatifs qui les soutiennent financièrement en secret.
Pour elles, leur compte Instagram n'est pas qu'un simple outil pour immortaliser leur quotidien, mais un véritable portfolio professionnel leur permettant de mettre en valeur leur charme et leur pouvoir d'attraction afin d'obtenir des partenariats avec de grandes marques ou des sponsors plus importants. À mesure que leur nombre d'abonnés augmente et que des commentaires tels que « Tu es tellement jolie » ou « Tu as un physique de pro » sont publiés, leur valeur marchande et leur influence grandissent.
En fin de compte, leur comportement inconsidéré et agaçant pendant les parties, et les retards qui en résultent, ne sont rien d'autre qu'une tentative désespérée de survivre pour empêcher l'effondrement de leur château illusoire, bâti sur des fonds empruntés. Derrière leur utilisation du fairway comme podium de défilé de mode, sous couvert de sport, se cache un enchevêtrement pervers : la ruse pour consommer un train de vie luxueux et gratuit en utilisant l'apparence comme monnaie d'échange, et le capital insidieux d'hommes plus âgés qui tirent une satisfaction indirecte de la satisfaction de ce besoin.
05Note de la rédaction : Vue du fairway sans filtre
Les filtres tape-à-l'œil et les fonctions de retouche d'Instagram peuvent rendre l'herbe plus verte sur le fairway, mais ils ne peuvent pas corriger votre étiquette golfique embarrassante.
Un grand golfeur ne se définit ni par les marques de vêtements qu'il porte ni par le nombre de ses abonnés sur Instagram. La véritable classe d'un golfeur se révèle dans sa capacité à se replacer rapidement après un mauvais coup, à marquer sa balle et à se déplacer promptement sur le green pour ne pas gêner le groupe suivant, et à remercier chaleureusement son caddie avec élégance.
Si parmi vous, golfeurs débutants, il y a ce soir des personnes qui envient les photos de golfeuses professionnelles exhibant des poses parfaites après leurs coups sur Instagram, pensant « Je veux jouer comme ça », j'espère que vous ne vous laisserez plus berner par le filtre de l'illusion.
Parce que vos coups honnêtes, en tant que golfeur amateur, joués avec votre propre argent, à la sueur de votre front, et traversant le fairway avec agilité sans vous soucier de l'équipe derrière vous, sont infiniment plus précieux et beaux que les birdies ratés de ces femmes qui défilent sans âme, prisonnières du capital d'autrui. Lors de votre prochaine partie, j'espère que vous rangerez soigneusement votre smartphone au fond de votre sac et ferez preuve de la dignité d'un vrai gentleman en vous concentrant uniquement sur la balle devant vous et sur la direction du vent.

