Cet article a été traduit automatiquement à partir du texte original coréen. Lire l'original coréen

C'est le moment inévitable qui arrive après la fin des neuf premiers trous. Une annonce retentit dans la radio du caddie : « Le groupe précédent est retardé d'environ 30 minutes, veuillez patienter au club-house. » Une douce anticipation se lit sur les visages des golfeurs, l'estomac vide après s'être précipités depuis l'aube. C'est le moment de se consoler des coups manqués sur l'aller avec un verre de makgeolli frais et une assiette de sundae ou de tteokbokki chauds, et d'élaborer une stratégie pour le retour : c'est la « pause au club-house », une tradition unique et romantique propre au golf coréen.

Cependant, dès que vous ouvrez la porte du club et que vous entrez pour consulter le menu, ce romantisme se transforme instantanément en une réalité désagréable.

C'est parce que les prix affichés sur les menus sont totalement illogiques. Une assiette de tteokbokki accompagnée de quelques beignets coûte 65 000 wons, une bouteille de makgeolli à 2 000 wons en supermarché coûte 15 000 wons, et même un cappuccino chaud avoisine les 20 000 wons. Même le salon d'un hôtel 5 étoiles de Gangnam, à Séoul, facture 18 000 wons pour un café américain, tandis que les toilettes d'un terrain de golf dans une vallée montagneuse aux abords de la province de Gyeonggi réalisent des profits exorbitants.

Le plus absurde, c'est que, malgré ces prix exorbitants, la plupart des golfeurs paient sans rechigner. Ils s'efforcent de garder leur sang-froid et de présenter leur carte, en disant des choses comme : « C'est comme ça que sont les prix sur les terrains de golf » ou « Ça me paraît un peu mesquin de marchander devant mes partenaires de jeu. » Il s'agit là d'une stratégie commerciale aussi astucieuse qu'audacieuse de la part des grands groupes de golf, qui exploitent la culture du « sauvegardisme » et la « prétention » profondément ancrées en Corée.

Les médias golfiques traditionnels, qui vivent du parrainage publicitaire, restent muets face à cette structure de distribution perverse. En effet, les grands groupes gérant les terrains de golf sont leurs principaux annonceurs. Club14, qui dévoile le vrai visage du golf du point de vue du lecteur, ne reste cependant pas les bras croisés. Cet article met en lumière les profits excessifs pratiqués dans les club-houses des golfs coréens et relate la « méthode de rébellion timide mais efficace » que le rédacteur en chef dissimule dans son sac de golf pour y remédier.

01La scène de prix déformés niant l'économie de marché

Les prix pratiqués dans les clubs de golf en Corée du Sud constituent une aberration née des lacunes des réglementations antitrust et de la loi sur le commerce équitable. Alors que les prix sur un marché classique sont régulés par la concurrence, les consommateurs sont totalement privés de leur liberté de choix dans l'environnement clos d'un terrain de golf. En l'absence de restaurants ou de commerces de proximité, les golfeurs affamés et assoiffés se retrouvent piégés dans une situation de quasi-monopole où ils n'ont d'autre choix que d'accepter les prix fixés par le golf.

Quand on regarde de près les plats du menu, on ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire ironique, au-delà de la colère.

Le « Tofu Kimchi et Porc Bouilli », plat incontournable des clubs sportifs, coûte entre 70 000 et 80 000 wons dans la plupart des stades prestigieux. Votre assiette ne contient que cinq ou six morceaux de porc bouilli, un bloc de tofu artisanal et du kimchi sauté. C'est une somme suffisante pour dégager un bénéfice, même en commandant une portion extra-large chez un vendeur de jokbal (pieds de porc) sur un marché local. Quant au punch à la pastèque, boisson estivale très prisée, on ne vous sert même pas une pastèque entière : quelques dés de pastèque mélangés à du soda et du lait, pour 50 000 wons.

Le problème du café est encore plus grave. Ils le présentent comme un prix raisonnable en insistant sur la possibilité de se resservir pendant la première ou la deuxième partie de la boisson pour un paiement initial de 15 000 à 20 000 wons. Mais même en tenant compte des recharges, il s'agit d'une pratique abusive, avec une marge bénéficiaire de plusieurs milliers de pour cent par rapport au coût. Facturer un tel prix pour une boisson contenant seulement quelques grammes de café moulu, de l'eau chaude ou un peu de mousse de lait revient à tromper les consommateurs.

Pourquoi cela persiste-t-il ? L'excuse des gérants de golf est toujours la même : « Comme ils sont situés en périphérie, les coûts de transport des ingrédients sont élevés et ils emploient des chefs professionnels pour garantir la qualité. » Pourtant, récemment, la plupart des golfs ont transformé leurs club-houses en distributeurs automatiques ou externalisé la restauration auprès de grandes entreprises afin de réduire leurs coûts de main-d'œuvre. Autrement dit, une contradiction se dessine : la qualité du service a baissé, tandis que les prix continuent de grimper en flèche d'année en année.

Une tasse de café à l'ombre
Une tasse de café à l'ombre Photo by Nguyễn Tiến Thịnh on Pexels

02La guerre psychologique qui prend en otage le « visage » des golfeurs

La raison pour laquelle les terrains de golf peuvent engranger des profits aussi exorbitants réside dans la « culture du visage » unique des golfeurs coréens.

En Corée, le golf est bien plus qu'un simple sport ; c'est un lieu de rencontre sociale où l'on affiche son statut social et sa puissance économique. En particulier, se plaindre des prix élevés du menu du club-house lors d'une partie d'affaires, avec des collègues plus âgés ou des compagnons avec lesquels on entretient des relations tendues, est considéré comme une forme de « comportement digne ».

Les terrains de golf maîtrisent parfaitement cette psychologie. Ils persistent dans leurs pratiques commerciales audacieuses, persuadés que « personne ne se comporterait de manière mesquine devant ses partenaires de jeu simplement parce qu'il est avare ». Si cela agace celui qui paie, une atmosphère déviante s'est installée, où utiliser sa carte avec une attitude prétentieuse est perçu comme un signe d'audace.

En effet, on trouve fréquemment des plaintes sur les forums de golf : « J’ai suggéré de ne pas aller au club-house car les prix étaient trop élevés, mais mes partenaires de jeu m’ont traité de radin. » Sachant que même un simple verre coûte au moins plusieurs dizaines de milliers de wons, il n’est pas étonnant que les club-houses soient surnommés par les golfeurs « de véritables repaires de voleurs où l’on se fait plumer en toute légalité ».

03Rébellion timide de la rédaction — Des « fioles de whisky » dans le sac de golf

Le rédacteur en chef, refusant de passer pour un imbécile en se pliant constamment à cette structure de coûts absurde, commença à chercher un moyen discret mais sûr de s'en affranchir. Une méthode pour profiter de ses propres produits haut de gamme tout en évitant les contrôles sur les articles interdits au golf et sans contribuer à l'abus des prix pratiqués par le club-house. C'est la stratégie de la « fiole de whisky » en poche.

La plupart des règlements des terrains de golf stipulent clairement qu'il est interdit d'apporter de la nourriture extérieure. Il est fréquent de se voir refuser l'accès à ces aliments lorsqu'on décharge les sacs des caddies à l'entrée du club-house ou qu'on entre dans les vestiaires, ainsi que lorsqu'on transporte de grandes glacières ou de la nourriture à livrer de manière visible.

Cependant, les flacons à whisky choisis par le rédacteur sont différents. Les flacons à whisky sont généralement de petites bouteilles expérimentales en verre transparent ou en plastique, d'une contenance de 30 à 50 ml. Ce sont des accessoires utilisés par les amateurs de whisky pour doser des spiritueux précieux à partager. La veille d'une partie de golf, le rédacteur répartit le whisky single malt (généralement des variétés corsées comme le Lagavulin 16 ans ou le Balvenie 12 ans) soigneusement conservé dans sa vitrine dans quatre de ces petits flacons. Ils se glissent ensuite discrètement dans la poche intérieure d'une pochette ou dans la poche de son pantalon de golf. De par leur petite taille, ils sont totalement invisibles de l'extérieur.

Le point culminant de l'opération se déroule dans l'aire de repos ombragée, pendant le temps d'attente après la première mi-temps.

Le rédacteur se dirige d'un pas assuré vers le bar ombragé et commande l'eau gazeuse la moins chère ou un verre de glace à température ambiante plutôt que d'autres en-cas onéreux. Ou bien, il demande poliment qu'on ne remplisse son gobelet que de glace. (Bien que certains stades aient pris l'habitude de faire payer même la glace, la glace pour les boissons est toujours considérée comme un service.)

Installé à une table isolée du club-house, le rédacteur sort discrètement une fiole de whisky de sa poche tandis que ses compagnons commandent une coupe glacée à 60 000 wons. Dès qu’il verse le whisky single malt limpide dans un verre rempli de glace, les arômes profonds de chêne et de tourbe qui embaument le club-house révèlent une sophistication incomparable à celle du makgeolli dilué à 15 000 wons vendu sur les terrains de golf.

Monsieur le Rédacteur, qu'est-ce que c'est ? Vous êtes en train de boire quelque chose de bon tout seul ?
compagnon

Dès que les regards de ses compagnons se posent sur elle, la rédactrice distribue une à une les fioles restantes qu'elle avait préparées à l'avance.

L'alcool servi sur le terrain de golf est insipide et cher, alors j'ai apporté mon whisky single malt préféré en petits verres. Essayez-le avec des glaçons, comme un highball.
Éditeur

C’est à ce moment précis que votre image évolue : de golfeur radin qui apporte sa nourriture en douce pour économiser, vous devenez un golfeur branché et prévoyant, capable de savourer ses propres goûts, même sur le green. Le plaisir de déguster un spiritueux d’exception, encensé par les amateurs de whisky du monde entier, tout en contemplant le gazon verdoyant – pour le prix d’un café américain ou d’un cappuccino tiède à 20 000 wons – est une expérience indescriptible pour ceux qui ne l’ont jamais vécue. C’est précisément là la manière la plus subtile dont le rédacteur en chef s’oppose au système perverti du profit sur les terrains de golf.

Single malt servi sur glace
Single malt servi sur glace Photo by Marcelo Verfe on Pexels

04Épilogue — Le marché ne change que lorsque les consommateurs changent

Le nombre de golfeurs en Corée du Sud a dépassé les 5 millions, et les jeunes golfeurs, qui représentent une part importante de cette population, ne suivent plus aveuglément la culture de la « fausse réputation » de la génération précédente. Ils aspirent à une consommation rationnelle et de qualité. S'ils sont prêts à dépenser sans hésiter si le service et la qualité sont à la hauteur du prix, ils éprouvent une forte aversion pour les pratiques opaques et coercitives de profit monopolistique, telles qu'on les observe dans les club-houses actuels.

Le moyen le plus rapide de faire comprendre aux grandes entreprises de golf leur erreur est que les consommateurs boycottent leurs produits aux prix exorbitants. Si c'est cher, n'y touchez pas. Ce n'est que lorsque davantage de golfeurs prépareront leurs boissons fraîches à l'avance dans leurs gobelets, ou emporteront leurs propres en-cas, comme le fait le rédacteur en chef pour laisser les tables des boutiques des clubs vides, que les terrains de golf baisseront enfin leurs barrières et commenceront à afficher des prix normaux.

Si vous vous préparez pour votre prochaine partie, je vous conseille de chercher une bouteille de whisky qui traîne chez vous. Non seulement une petite fiole vous permettra de faire des économies, mais elle vous donnera aussi l'air d'un véritable connaisseur, au cœur de la culture golfique coréenne, souvent prétentieuse.

Ceci conclut le premier article de la rubrique [HORS DU TERRAIN]. Dans le prochain numéro, nous vous proposerons « [Essai sur le golf] Comment frimer avec un abonnement hérité de vos ancêtres — Analyse des comportements déplacés des golfeurs seniors qui hurlent sur le groupe devant eux pour qu'ils s'écartent », un article qui relate les luttes d'orgueil et les comportements inconvenants qui animent les golfeurs seniors dans les vestiaires et les saunas. Nous souhaitons à nos lecteurs une vie passionnante sur le terrain.

#EDIT #serre ombragée#prix des terrains de golf#whisky#culture de consommation
Pro Jung
Pro Jung · Lesson Pro · Rédacteur en chef de Club14
Jung Woo-jin Pro. Rédacteur en chef de Club14 et auteur de la série LAB Secret Note.